INITIATIVES

 

A l’occasion d’un voyage de six mois en Asie pendant l’hiver 2006-2007, j'ai pris contact avec de multiples associations, écoles, orphelinats, fondations, ONG…  Certains de ces centres ne m’ont pas convaincue (manque de sérieux ou de suivi, doutes quant à l’utilisation des fonds récoltés, etc.) tandis que d’autres m’ont épatée par leur enthousiasme, leur dynamisme et leur engagement de tous les instants.  C’est volontairement que je me suis adressée à de petites structures dont certaines sont peu connues et fonctionnent avec des moyens très restreints.  J’ai choisi de les présenter ici pour aider à les faire connaître et pour que d’autres les contactent.

 

INDE

Agra

Wildlife S.O.S – www.wildlifesos.com

Ce centre est unique en son genre.  Il a vu le jour en 1999 pour sauver les ours danseurs des nomades Kalandar qui, depuis des générations, capturent les ours lippus, les mutilent pour les rendre inoffensifs et s’en servent comme attraction dans les zones touristiques ou rurales pour distraire la population.  Cette pratique cruelle est illégale en Inde depuis 1972 mais environ un millier d’ours sont encore captifs.  Beaucoup meurent d’infections mal soignées.  Même si la plupart des ours recueillis ne pourront plus retourner à la vie sauvage, le centre accueille les ours mutilés (environ 250 depuis 1999).  Le centre assure une fin de vie décente aux ours les plus vieux et les plus malades et essaie de relâcher dans la nature ceux qui peuvent l’être.    Parallèlement au sauvetage des ours, le centre essaie aussi de réhabiliter les gens qui les tiennent captifs en leur offrant un travail ou en les formant à un métier.  Des écoles ont ainsi été créées dans les villages pour enseigner la broderie, l’écriture, la lecture et les bases de mathématiques nécessaires aux enfants des montreurs d’ours.

  • Bénarès (Vârânasî)

Sankat Mochan Foundation www.sankatmochanfoundationonline.org

Association à but non lucratif dont la vocation depuis 1982 est de nettoyer le Gange, l’un des fleuves les plus pollués du monde.

Action Bénarès – Email: actionbenares@yahoo.fr
Adresse : House no. B 3/22 – Post Shivala, Bhadaini – Varanasi 221001 (UP) - India

Cette ONG a été créée par un médecin français, le Dr. Bernard-Yves Sabot, plus connu à Bénarès sous le nom de Dr. Sab et récemment décédé.  Arrivé en Inde en 1973, le Dr. Sab a offert pendant 30 ans ses services aux plus démunis qui n’avaient pas accès aux soins.   Il a également formé des médecins indiens à la médecine d’urgence.  Son équipe continue à intervenir partout en ville et soigne plusieurs dizaines de personnes par jour.   Des bénévoles occidentaux viennent régulièrement donner de leur temps pour aider l’association.  Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et il n’est pas nécessaire d’avoir une formation médicale pour travailler avec l’équipe.  Les volontaires reçoivent une courte formation pour apprendre à laver les malades et à changer les pansements.  Cette petite association fonctionne grâce à des dons privés. 

Deva International Society for Child Care (DISCC) – www.deva-europe.org

ONG indienne créée en 1991 par le Dr. Tulsi, un psychologue clinicien et psychothérapeute indien, qui vient en aide aux enfants handicapés et défavorisés de Bénarès.  DISCC et Deva-Europe travaillent sur des projets médicaux (enfants handicapés mentaux, enfants défavorisés, assistance aux lépreux), éducatifs (scolarisation, programme de parrainage) et sociaux (centre d’accueil Annapurna).  Doortje Tielemans, une infirmière hollandaise spécialisée dans l’autisme, est un membre actif de cette association.  J’ai rencontré Doortje à Bénarès en octobre 2006 et elle m’a impressionnée par son dynamisme et sa détermination.  Elle s’occupe principalement du centre d’accueil Annapurna, situé à 13 kms de Bénarès dans le village de Bachhaon.  Ce centre est un lieu de rencontres pour les femmes et les jeunes filles du village qui apprennent la couture et les travaux manuels.  Elles peuvent également participer à des ateliers (chant, théâtre, cuisine, hygiène).

  • Bodhgaya

Root Institute for Wisdom Culture – www.rootinstitute.com

Ce centre tibétain fondé en 1984 par le Lama Thubten Zopa Rinpoche accueille voyageurs et retraitants bouddhistes et dispose d’un centre médical, le Shakyamuni Buddha Community Health Care Center, qui dispense des soins médicaux gratuits aux habitants des villages voisins.  Tous les jours des dizaines de malades se massent dans la cour du centre pour être examinés.  Le centre donne plus de 50 000 consultations par an.  En plus de graves problèmes de malnutrition, les pathologies les plus fréquemment rencontrées sont la tuberculose et le sida.  Le centre possède également une équipe de soins mobile qui se rend régulièrement dans les campagnes pour venir en aide à ceux qui sont dans l’impossibilité de se déplacer.  Le centre dépend de dons privés.  Si vous vous rendez sur place, vous pouvez également apporter des médicaments (multivitamines, antibiotiques, préservatifs, anti-inflammatoires, antihistaminiques, bandages, paracétamol, sels de réhydratation).

Maitreya Universal Education Project – www.maitreyaproject.org

Ecole pilote créée en 1999 à Bodhgaya pour les enfants des villages environnants.  L’école accueille 400 élèves et 25 enseignants y travaillent de façon permanente.  Les cours sont gratuits ainsi que les soins médicaux.   Fournitures scolaires, uniformes, repas et livres sont fournis aux élèves.  Le développement spirituel de l’enfant est aussi important que ses résultats scolaires.  En plus des cours, les élèves apprennent à développer leur sens de la compassion et de la responsabilité.  Un soin particulier est apporté aux notions de santé, d’hygiène et d’environnement. L’art sous toutes ses formes est valorisé.  Des séances de yoga et de méditation quotidiennes rythment les cours.

Ecoles de la terre – www.ecolesdelaterre.ch

ONG suisse créée en 1997.  Grâce à Ecoles de la Terre, plusieurs écoles de village ont vu le jour au Bengale, dans le Bihâr et le Rajasthan ainsi que dans les bidonvilles de Calcutta.  Cours, repas et soins médicaux sont fournis gratuitement.  En plus des écoles, cette ONG a mis en place une structure d’apprentissage dans les secteurs du textile, de l’artisanat et des travaux manuels.  De jeunes femmes peuvent venir se former à ces métiers qui leur permettront de trouver plus facilement un travail.

  • Darjeeling

Tibetan Refugee Self-Help Centre – Adresse: Lebong Cart Rd

Ce centre d’entraide des réfugiés tibétains, créé en 1959 grâce à l’initiative de la sœur du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, abrite une communauté de plusieurs centaines de personnes.  Le but de ce centre est de permettre aux Tibétains de vivre ensemble et de défendre leur langue, leur religion et leur culture.  Le centre, dont l’activité principale est l’artisanat, propose des objets traditionnels tibétains, des vêtements et des tapis.

  • Kalimpong

Dr. Graham’s Homes – www.drgrahamshomes.co.uk
Email: homes@sancharnet.in

Cet orphelinat-école a été construit en 1900 par le Révérend John Anderson Graham, un missionnaire écossais.  Le but initial était d’élever les enfants que les planteurs britanniques avaient eus avec des femmes indiennes et qui étaient soit orphelins, soit abandonnés.  L’école est toujours en activité et accueille aujourd’hui 1300 élèves.  L’enseignement se fait en anglais (les élèves parlent également anglais entre eux dans la cour) et l’école propose l’apprentissage de 6 autres langues : hindi, bengali, népalais, tibétain, dzongkha et khasi.

  • Sikkim

Karmapa - www.rumtek.org ou www.kagyuoffice.org

Comme beaucoup de grands maitres tibétains, le 17ème Karmapa, Orgyen Trinley Dorje, a fui le Tibet en 1999 pour rejoindre le Dalaï-lama en exil à Dharamsala, en Inde.  Le Karmapa est un haut dignitaire du bouddhisme tibétain.  Il arrive en troisième position dans la hiérarchie religieuse après le Dalaï-lama et le Panchen Lama.  Il est le chef de l’Ecole Karma Kagyu, l’une des quatre écoles les plus importantes du bouddhisme au Tibet.  Le monastère de Rumtek, au Sikkim, est le siège du 17ème Karmapa.  Pour des raisons politiques, le Karmapa n’est pas autorisé par les autorités indiennes à y résider.  Beaucoup de gens à travers le monde soutiennent le Karmapa et œuvrent pour qu’il puisse s’installer dans son monastère de Rumtek.

 

LAOS

  • Vang Vieng

Lao farm – www.laofarm.org

Adresse: Vang Vieng organic farm – PO Box 253 – Vang Vieng - Laos
Ferme biologique située dans le village de Phoudindaeng, à 3 kms de Vang Vieng dans laquelle on utilise des méthodes traditionnelles pour produire de la soie, du vin et du thé à la mûre.  Une partie des bénéfices sert à financer des projets éducatifs.  Un centre communautaire a été créé en 2004 pour les habitants du village.  Il sert également de salle de classe et des cours d’anglais y sont dispensés pour les enfants du village.

  • Luang Prabang

Big brother mouse – www.bigbrothermouse.com

Beaucoup d’enfants laotiens n’ont jamais lu de livre.  Grâce à cette association laotienne, des livres pour enfants peuvent être imprimés puis distribués aux plus démunis.

 

CAMBODGE

  • Siem Reap

Cambodian Landmine museum – www.cambodialandminemuseum.org

Ce musée privé, situé au bout d’un petit chemin chaotique et poussiéreux mérite une visite.  Ari Ra est né en 1973 et sa vie a été fortement marquée par la guerre.  Ses parents ont été tués par les Khmers Rouges et, enrôlé de force tour à tour par les Khmers Rouges et par l’armée vietnamienne, il a appris, très tôt à poser des mines, à utiliser des fusils, des lance-roquettes et à fabriquer des bombes.  Depuis 1993, il travaille à déminer le Cambodge.  Entre 3 et 6 millions de mines sont toujours enfouies dans le sol et leur repérage est très difficile.  Lorsqu’elles remontent parfois à la surface, c’est souvent le drame pour les paysans et les enfants qui sont les plus touchés par l’explosion de mines.  Ari Ra a constitué ce musée privé avec les mines désamorcées qu’il ramène de ses expéditions en zone rurale.   Il ne travaille pour le compte d’aucune organisation et ne perçoit aucun salaire pour le travail salutaire qu’il accomplit.   Il a également adopté 20 orphelins des villages voisins et qui eux aussi ont été touchés par les mines.  Il a besoin d’argent pour payer les paysans qui l’aident à déminer et pour vivre.  Si vous vous rendez sur place, vous pouvez également laisser des vêtements dont vous ne voulez plus, des chaussures, des médicaments (avec les notices), du savon, du shampooing.

Fondation Krousar Thmey – www.krousar-thmey.org

Fondation cambodgienne d’aide à l’enfance défavorisée.  Cette association soutient les enfants cambodgiens au niveau matériel, éducatif et social.   Les trois grands objectifs de la fondation Krousar Thmey sont le soutien à l’éducation et à la scolarité, la protection de l’enfance et l’aide au développement culturel et artistique.

Fondation Kantha Bopha – www.beatocello.com

Le Dr. Beat Richner, médecin pédiatre suisse, vit au Cambodge depuis 1991 et a ouvert plusieurs hôpitaux qui sont un espoir pour des milliers d’enfants cambodgiens.  Bilan annuel de ses trois hôpitaux à Phnom Penh et Siem Reap: 600 000 consultations pour enfants, 55 000 hospitalisations et 9000 opérations. Tous les soins médicaux des trois hôpitaux de Kantha Bopha sont gratuits pour les patients car 95% des familles cambodgiennes, trop pauvres, sont dans l’incapacité de payer.  Le Dr. Richner se bat contre les experts de l’OMS qui lui reprochent de dépenser trop d’argent pour un pays du tiers-monde et qui préconisent que « les installations et activités médicales doivent être adaptées au budget du pays ».  Pour Beat Richner, cette notion de médecine à deux vitesses est digne d’une politique d’Apartheid et il se bat depuis des années pour que chaque enfant ait droit aux meilleurs traitements existants.  Beat Richner est également violoncelliste et chaque samedi à 19h15, il donne un concert gratuit pour les voyageurs de passage au cours duquel il parle de son travail de pédiatre et de son équipe.

  • Phnom Penh

World Hope Cambodia – www.whc-cambodia.org

Cette ONG cambodgienne fondée en mai 2006 par un Cambodgien, Priep Nura, est un orphelinat qui abrite actuellement 19 enfants.  Des orphelins, des enfants des rues ou des enfants dont les parents n’ont pas suffisamment de ressources pour les élever sont accueillis ici.  Le but de l’association est de fournir un toit, de la nourriture et une éducation à ces enfants.  Pour plus d’informations, contacter (en anglais) Patrick Gillemans, qui, depuis septembre 2006, est un relai de cette association aux Pays-Bas.  Il a créé la fondation WHC The Netherlands: info@whc-cambodia.org

Happy Chandara – www.toutes-a-l-ecole.com

Association française créée en 2006 qui a pour objectif d’aider à la scolarisation des petites filles dans les pays en voie de développement.  La prostitution enfantine a explosé ces dernières années au Cambodge.  La première étape pour enrayer ce fléau est l’éducation et elle passe par la scolarisation des enfants, en particulier celle des petites filles.  L’école a vu le jour en novembre 2006 à Prek Thmey, à 13 kms de Phnom Penh.  En février 2007, 86 petites filles étaient scolarisées dans cette école et elles n’auraient manqué les cours pour rien au monde…  Outre les cours, deux repas par jour sont assurés ainsi que des uniformes scolaires.  L’école fonctionne grâce à un système de parrainage depuis la France.

 

VIETNAM

  • Dalat

Couvent du Domaine de Marie (Filles de charité de Saint-Vincent-de-Paul)

30 religieuses et 60 novices vivent dans ce couvent construit entre 1940 et 1942 sur les hauteurs de Dalat.  Environ 80 jeunes femmes des montagnes apprennent à lire, écrire, broder, tricoter, coudre et cuisiner avec les sœurs pendant deux ans.  Après ces deux ans, elles peuvent retourner dans leur village ou rester avec les sœurs pour les aider.  Des enfants handicapés entre 5 et 15 ans, pour la plupart sourds et muets, sont également accueillis au Domaine de Marie.  Ils sont scolarisés et les plus grands aident à l’entretien du jardin potager et du verger.  Les produits du jardin sont vendus dans une boutique attenante au couvent ainsi que des vêtements tricotés et brodés par les jeunes montagnardes.  Les sœurs sont francophones.

Père Pierre Chinh –  Email : pnchinh@hcm.vnn.vn – Tel : 091 91 79 453

Le Père Pierre est un prêtre catholique vietnamien qui vit depuis 1995 dans le village montagnard de K’ren, près de Dalat, dans des conditions difficiles.  Il a construit son église et vient en aide aux Kohos qui représentent une des minorités ethniques les plus pauvres du Vietnam.  Le Père Pierre a notamment besoin de médicaments.

 

FRANCE

  • Alès

Association Kokopelli – www.kokopelli.asso.fr

Kokopelli est une association française créée en 1999 et spécialisée dans la distribution de graines anciennes, rares ou oubliées issues de l’agriculture biologique et biodynamique qui sont menacées par la privatisation des semences.  Elle propose environ 2000 semences de plantes ou de légumes et milite très activement pour la sauvegarde de la biodiversité, l’autonomie alimentaire des populations et la libération des semences.

 

 
 
Copyright © 2018– Sandrine Rafine – Tous droits réservés